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 On s'amuse avec sa main, mais pas dans Farscape.

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Varlan
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MessageSujet: Re: On s'amuse avec sa main, mais pas dans Farscape.   Lun 6 Sep - 18:27

À une certaine demoiselle...


Il faisait noir dans mon coeur
Comme dans une tête, un corps qui réclame.
Je sentait près de moi comme une chaleur.
Un poids bienvenu, en moi sonnait l'alarme :

"Que le sang bouille, touille et tourne
Que l'on réanime le cerveau mort,
Puisse t'ils ensemble mettre l'effot
L'amour en cendre doit sortir de l'urne."

Et ce fût comme si l'on avait subitement allumé,
En même temps, des dizaines de lucioles.
Des anguilles électriques parcouraient affamés,
Un couche d'épiderme qui lentement se décolle
Sans aucunne douleur, sans aucun remords...
Un subtile tressaillement au contact frivole
Et la peur s'envolait comme un orage trop fort.

Je serrais mes doigts, comme des loquet en crabe,
Derrière ta nuque, ni trop chaude, ni trop froide,
Mais après tant d'années, la douleur n'était plus.
Ne plus sentir mon propre poids, cesser d'être un disparu.
L'air devint alors plus pur, plongeant vers mes poumons,
Un ârome encore inconnu qui brûlait mes démons.

Et la minuterie de tes gestes,
Plaqué plus droit que des accords.
Plutôt que surprendre et laisser en reste,
Apportait un océan de réconfort.

Je n'aurai jamais les mot, pourquoi tenter en fait,
De décrire ces deux pièces de casse-tête.
Se rencontrant l'une l'autre, pour la première fois.
Découvrant dans l'afollement que leur place était là.

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MessageSujet: Re: On s'amuse avec sa main, mais pas dans Farscape.   Ven 10 Sep - 2:38

Les amis égarés

Les amitiés brisées, comme du verre, nous écorche
Les oreilles et ce qu'il nous reste de pied.
Et on perd patience dans les souvenirs qui s'effacent
On ne tombe pas moins à tenter de s'accrocher.

Alors on laisse partir, et on soupire beaucoup...
Alors on laisse souffrir et ils en suent un bout...
Et on se dit que ça iras mieux, quand on aura oublié,
Mais nos mémoires sont plus tenaces que le madrier

De nos corps futiles, prison de cellules souche,
Auquel, à la fin, comme au début, on devras mettre une couche.
Les barreaux se resserrent comme notre coeur se ride,
On finis tous soit trop lourd, soit plein de vides.

Y'a quelque chose qui cloche, mais sans faire de bruit
Des rêves rapiécé à la broche, quelque chose qui fuis.
Un casse tête bruyant, pas fait pour être remis en place,
Des egos aiguisé comme les dents d'un sans face.

Et on se perd, lentement, victime de nos essais
Ce qui se brise ne recolle pas, ce qui colle ne se brise pas.
On ne sait bientôt plus d'où on vient, on valsait...
Une danse froide qui ne nous rappelle pas.
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Varlan
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MessageSujet: Re: On s'amuse avec sa main, mais pas dans Farscape.   Lun 20 Sep - 5:39

Les Vagabonds

Lecteur, ne frisonne tu pas d'angoisse?
À l'idée du temps qui dévore et passe
Ta vie comme le jour qui s'égare, se froisse
Sous ta peau. Ne connaît-tu pas l'angoisse?

De tes gencives édentés et sans force,
De ta peau plus insensible que le parchemin,
Ne sent tu pas venir le plan féroce?
À chaque cheveux quittant ton crâne malin...

Les soirs deviennent froid et les pas s'atrophient.
La vue raccourcit comme les projets à venir.
L'amour, la haine et la mémoire se fuient
Dans les couloirs immenses qu'il reste à parcourir.

Lecteur, ne frisonne tu pas d'angoisse?
Au passage du vent de la vie qui s'efface,
Un hiver de décades avant l'automne qui enlace.
De tes mains qui tremble, ne caresse-tu pas l'angoisse?

L'incapacité te laisse dans l'évidence,
En s'amplifiant, tes rêves murmurent prudence.
Que peut-tu conserver de cette carcasse
Qui fond et n'aspire qu'à la fin la plus crasse?

Bousculé, usé et abusé par l'illusion de vie,
Viendront les derniers milles, tordus comme la taule,
D'un placide accident de voiture au ralentis.
À couvert des anges dont les ailes jamais ne frôlent.

Et les os frêles, les poumons secs, les veines brûlées,
Les gencives creuses, les yeux blanchis, l'aine étiolée,
Muscles flétris, mémoire voilée, peau grise, langue agitée
De quelques spasmes ne permet plus de les raconter...

Mort de peur et pourtant tu marche, à contre-courant
Érodé lentement par l'avenir, écorché par le souvenir,
Pourtant, tu marche. Insensible et d'un pas affligeant.
Un rythme lourd qui foule la poussière, hâté d'en finir.

Mais d'où te vient donc tout ce courage?
De l'enfer, ou de l'orgueil? réponds!
À mes yeux pourtant, nous sommes tous lâches
De rester ici-bas à jouer les vagabonds.

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MessageSujet: Re: On s'amuse avec sa main, mais pas dans Farscape.   Ven 22 Oct - 22:43

A children sleeping in beauty,
Innoncence is stealed by innocents offenders,
Separated by fingers pointing to judgements of otherS,
Tearing flesh, escarpated ways to gravitate,
The sun wathches all...he sees everything,

Violence bleeding in sanitary sanctuary,
Judgement weighting the defense of helpless selfishnessly muders,
Bleeding, violence bleeds me,

Sleeping, sleeping,
Dreaming, dreaming of nightmare,
Freedom of these perverted vison,
The sun haves seen it all,
He watches everything,
Only death remember, the memory forgives,

Cruelty, cruelty,
Where have you been, you've missed the scene,
Keepers, keepers,
Your blood is now spilled,
A new born arise today,
A new born is dead today,
Scream, cry, die,
...like all the otherS...
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Varlan
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MessageSujet: Re: On s'amuse avec sa main, mais pas dans Farscape.   Mer 10 Nov - 6:06

Schrödinger

La nonchalance gagne la cohésion,
Celle des objets comme de la conscience.
Tout brise, y compris l'écaille du dragon,
On perd si vite toute innocence.

Et les barreaux que l'on se donne
N'ont d'égal que ceux qui nous aveuglent,
Limites auxquelles l'on s'abandonne,
Murs trop béni qui nous abreuvent.

Mais où donc est le chat, le chat de Schrödinger?
À la fois vivant et mort, dans chaque homme de la terre...
Mais où est donc le rêve, le rêve du chercheur?
Pour qu'on ne le trouve pas, il faudrait qu'il soit ailleurs...

Et le nombre frôle la dérision
Des coeurs qui cognent sur les frontières.
Cent milles réponses sans la question
Nous ont coûté le sens d'hier.

Si minuscules dans l'immense monde,
Que l'homme ne voit même plus le ciel.
Pour oublier, qui s'empile tombe
Dans un piège cent fois éternel.

Mais où donc est le chat, le chat de Schrödinger?
Il se souvient trop bien de ne pas se souvenir...
Tout comme se meut le rêve, le rêve du chercheur
Qui efface bien ses pas, pour ne jamais revenir.

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MessageSujet: Re: On s'amuse avec sa main, mais pas dans Farscape.   Ven 12 Nov - 1:57

Fallait-il qu'on soit con...

Fallait-il qu'on soit con,
Pour laisser passer le temps,
Laisser filer les options
Comme on perd jeune nos dents.
Ils se sont battus pour qu'on apprenne,
Nous ont coffré pour qu'on oublie.
Et maintenant, nous, sans peine,
On attend la fin de l'avenir...
Ils auront l'air malin les suivants,
Car si elle ne vient pas : ils seront.
Ils murmureront contre ceux d'avant,
Fallait-ils qu'ils soient cons!

Le matelas s'enfonce sous notre poids
À force, on auras des plaies de lit aux doigts.
À force de ne pas entendre "autrefois",
Parce que savoir, on ne voulait pas...
Et bien sûr, y'avait des marginaux :
On les as fait taire, y'en avais trop.
À tellement vouloir être sourds...
Ben avec eux, on as jeté l'amour.
Ils auront l'air malins les suivants,
Ne sachant jamais ce qu'ils ont perdus,
Ils auront les mots, pas de signifiant...
Faut-ils qu'ils soient tous foutus?
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MessageSujet: Re: On s'amuse avec sa main, mais pas dans Farscape.   Mer 26 Jan - 7:32

Émergence


Il vient un temps où tout s'éclaire,
Dans la pénombre on ne voit rien.
On voit alors toute la colère,
Que la misère nous cache si bien.

C'est par la lutte que les gens tombent,
Une fois au sol, on ne se bat plus...
Quand on s'relève on est à l'ombre,
En notre absence la lutte continue.

La fin ne vient que dans la défaite,
Pour les seigneurs, point de repos.
Et on crie "la vie est mal faite",
Tout en hissant notre drapeau.

Mais dans le mal, nous restons calme,
Une fois par terre l'espoir est beau.
Quand la lumière restaure la lame,
On porte le flambeau à nouveau.

Toujours la porte, ou le fardeau,
Remercions nos pères pour la cause...
Point de combat, point de salut
Et l'impuissance sent la névrose.

Peut-être plus tard, y'auras la paix,
Quand les barrière seront assez hautes.
Pourtant, leurs barrières... Non, jamais!
La vie se meurt quand elle n'est qu'honte.

Est-ce la raison, ou la maladie,
Qui nous pousse toujours contre ces autres?
Si le paradis avait un prix,
Le paverions-nous de nos fautes?

Mais on se relève et on respire.
Le poids retiré nous accorde de rire.
Et ceux qui nous ont protégés,
Seront les prochains à relever.

Des marées immenses qui s'affrontent,
Constellés de petites vagues aveugles...
Toutes fixent le ciel et veulent entendre :
" Je suis fier de toi, tu connais la règle!


Tu connais le bien et le bien tu fait,
Tu connais ta peur, elle est justifié!
Ta lutte est juste dans ses effets,
Mon enfant, ton ennemi seras châtié!"

Mais voilà, celui qui sait tout nous connaît trop
Et par sagesse, ne prend parti.
C'est que lui-même est confondu par les flots
Qui dans l'éphémère changent d'avis.

Il ne reste alors contre l'inconstance
Que l'amour, l'amitié et le rêve...
Chacun en prend,se protège et panse
La rouille bénie qu'amène les trêves.


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MessageSujet: Re: On s'amuse avec sa main, mais pas dans Farscape.   Dim 27 Fév - 3:21

Un texte que j'ai écrit ya de cela un p'tit bout déjà.
J'avais besoin d'exulter un dégout de société et voilà ce qui en a résutlé.

Avale


Avale, toujours un peu plus,
une fois d'la boucane pis cent fois du houblon,
parfois une shot de bourbon, de brandy, de café;
n'importe quoi pour que tu reste réveillé mais que tu sois à côté de la réalité,
réalité qui t'fais mal, qui te rend mal,
mal à l'aise d'être mal, de t'sentir comme ça, c'est mal vu, la société en veux pas, pis d'toi non plus parce que si t'es comme ça, t'es un déphasé, un décroché, un énergumène qui s'malmène, qui s'torture parce qu'la vi est dure, mais criss c'est sur!
Faut pu pensé mais faudrait pas s'tromper fak un s'bourre le crane pour tout savoir sans rien connaitre pis on s'bourre le ventre d'alcool pour pas penser, pis si tu veux être sur que ça va fesser, tu mélange ak quek médicament, ou dequoi d'autre de moins légal pour te droguer.
Faut oublier, pu y penser parce que penser, c'est mal.
Oublie ton mal de vivre pis à place, enivre toi de cet vie d'à coté, de déphasé, parce que c'est mal vu mais tant que t'es pas vu, c'est tout s'qui compte, parce que de toute façon tout le monde le fait à sa façon.

Les pharmacies sont autant de pusher qui te vende leurs scrap fak aussi bin fumer du crack,
ah pis fuck j'm'en tabarnack d'osti d'saint-ciboirise, amène une autre dose avant que j'agonise! Que j'agonise de réalité parce que chu pu assez défoncé, que j'vois la vrai misère au lieu de celle que le monde m'attribut parce que j'me tue à p'tit feu; p'tite fumée, à p'tites gorgées, multipliées.
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MessageSujet: Re: On s'amuse avec sa main, mais pas dans Farscape.   Dim 27 Fév - 4:48

Mal à la tête de trop penser.
Penser pour les autres, penser pour le monde
Penser jusqu'à se faire éclater
Par des nuages entiers de névrose.

Penser pour moi et rien à faire.
Rien qui agisse ne se libère.
Si au moins je ne pensais pas en vain
Mais au final je reste sur ma faim.

Faim de quoi, je me demande, mais j'ai le cerveau qui gronde.
J'ai l'estomac vide, mais plein, mais vide de quelque chose...
J'ai le coeur qui ballote de trop manger, à tout répondre...
Mais c'est surtout sans réponse que la douleur se fait immense.

La panse éclate, quand on réalise finalement,
Qu'il n'y a rien qu'on sache qui serve à ce qu'on fait...
Rien de ce qu'on fait qui colle à ce qu'on sache.
C'est comme être à la mauvaise place... En se déplaçant.

Et puis les neurones me décolent et je ne sais plus ce que je dis...
Les mots tombent plus qu'ils ne s'écrive.
De cette poésie ne sort qu'une parodie.
De cette litanie ne sort qu'une sclérose...

J'essaie, essaie encore, essaie plus fort,
Mais j'essaie quoi, au juste, qui me dévore?
Trouver une place, quand je n'en ai pas?
Trouver une glace qui ne me reflète pas?

À combien d'abandon devient-ton un lâche?
À combien d'essai vains sommes nous des cons?
Sérieux, plus je veux voir, plus j'en arrache...
Et plus je ne vois plus que mon salon.

Si seulement y'avait autre chose, encore là je dit pas...
Mais je sais qui y'as rien, marre de fixer le vide.
Alors j'attend, puis je regarde encore : ''Célibat''...
Si seulement tu pouvais être un trouble ou une cause.

La vie continue et à force, on finit par comprendre.
Comprendre tout ceux qui sont partis, disparus sans vous prendre...
Au final, moi non plus je n'me supporte plus...
Je me quitterait bien si c'était le trou du...

Oui le trou, trou qui me ronge. Parce que la faim devient un ulcère.
Et ses sons hasardeux ne riment qu'en hasard.
C'est la seule réponse qu'on obtient de tout creux,
Que l'on creuse jusqu'à ne plus rien voir.

Mais on fonce, on se dit que ce n'est pas la nuit,
On se dit que c'est presque fini, qu'on doit être plus loin maintenant qu'hier...
Il aurait fallu bâtir un escalier... Là, à l'autre bout faudra recommencer.
On ne peut jeter ce qu'on doit jeter.

On ne peut pas. Pas qu'on ne veut pas. On ne nous laisse pas.
On ne réussit pas. On ne fonctionne pas, ne rentabilise pas, ne produit pas
Ne respecte pas, n'ayant point de raisons de respecter des maximes sans fins
Qui n'en finissent pas de s'enfiler.

J'écris parce que ça fait mal.
Mal de ne plus être bon, de ne plus être beau...
D'avoir toujours su qu'on ne l'as jamais été mais de l'avoir cru quand même.
D'avoir cru que Demain... Ça irait mieux.

C'est quand demain câlisse?
Le mois prochain? Dans deux ans, dans trois ans, après 2012
Avant? Je ne sais même plus ça et simplement parce que lentement...
Je ne veut plus savoir.

Demain ça fait tellement de fois qu'il aurait du se pointer. Mais la même journée s'étire et j'ai beau m'époumoner à demander on me donne la même date. La même date qui ne change pas. Elle ne peut pas. Non régit par les mois, les années, les jours... Cette date c'est JAMAIS!!!!


C'est un peu ça aussi la vie...
C'est surtout ça au fond la vie...

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MessageSujet: Re: On s'amuse avec sa main, mais pas dans Farscape.   Mer 23 Mar - 22:37

Masque de vivant

Tout autour de moi, alors que j'étais jeune, je voyais les vivants.

Les vivants, ce sont ceux qui ressentent pour vrai.
Qui voient le monde comme le leur.
Qui flottent dans la réalité sans la sentir.
Qui peuvent tout te dire de par leur visage.
Qui semblent si prévisibles face aux aléas de la vie.
Qui ont un destin modeste, mais qui en ont un, pourtant.
Qui ne savent pas profiter de tout ce qu'ils ont, car ce sont des choses acquises dès l'existence.
Qui croient détenir leur vérité, alors que c'est leur vérité qui les détiens.
Qui peuvent tout te dire, les choses vraies et les mensonges. Parfois les deux, quand ils se trompent.
Qui voient tout, sans rien voir.

Tout autour de moi, j'ai appris à connaître les vivants.

J'enviais le façon d'évoluer dans le même sens.
D'être aveugles face à ce que je pouvais voir.
D'ignorer le malheur dans leur petit carré de bonheur.
De dire une chose et d'en faire une autre.
De considérer tout le monde comme des personnes ayant à apprendre d'eux.
De conseiller sans sagesse.
De laisser l'horaire et la répétition s'emparer d'eux.
De se contenter des choses les plus fades.
De discuter sans se comprendre.
D'accomplir les mêmes erreurs en se jurant à chaque fois de ne pas les répéter.

Alors, pour m'intégrer, je me suis fait des masques de vivant.

Des masques pour pleurer.
Rire.
Mépriser.
Se satisfaire.
Avoir honte.
Désespérer.
Haïr.
Aimer.
Avoir peur.
Vivre.

Et je pensais que tout était bien comme ça. Je les ai confectionnés avec soin, sans trous, pour être sur de ne rien percevoir, comme eux. Quand j'étouffais, je retirais le masque, je prenais ma respiration et j'y retournais. Mais quelqu'un a vu mon masque. Il m'a demandé de l'ôter. Je l'ai fait, car je n'étais pas encore un vivant. Je ne faisait que prendre l'apparence de ce peuple. Quand je l'ai ôté, j'ai recommencé à voir. Je ne voyais toujours pas celui qui m'avait fait ôter mon masque, mais je pouvais voir de nouveau les vivants. À ma grande stupéfaction, je vis quelque chose de nouveau en eux. Près de leur visage, on pouvait voir les lignes dessinées par leur propre masque. Aucun d'eux n'était réellement vivant. Je fis alors ce que je n'avais jamais fait.

Je me suis regardé dans un miroir.

J'étais vivant. Un vivant, dans un monde de morts avec des masques. Et par ce reflet, j'ai pu voir qui m'avait fait ôter le masque. Je ne l'avais jamais vu, mais je savais qui il était. Lentement, je profitai une dernière fois de ma propre image et je me laissai conduire par celui qui m'avait réveillé pour mieux m'endormir.
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MessageSujet: Re: On s'amuse avec sa main, mais pas dans Farscape.   Jeu 24 Mar - 17:35

Sérieux mec c'est vraiment beau, mais je suis pas sûr de devoir te complimenter ou de m'inquiéter là parce que c'est quand même relativement glauque pour quelque chose qui sort de toi. Bref, gravo pour ce super texte, et on s'en reparle en vrai je l'espère.

L'église des condamnés

Assis sur un banc d'église dans un temple sans pardon,
Je vois défiler les pêcheur que l'on juge avidement
Et les innocents aux intentions égales, sans façons,
Qui hantent les cours légales accrocs de nettoiement.

Je n'arrive pas à être pour et partage leurs souffrances,
Humains, nous sommes tous coupables de quelque chose...
Je n'arrive pas à être contre et honteux de délivrance,
Je me soulage de savoir à l'ombre ces causes.

À l'avant se trouve un messie ennuyé,
Faux prophète de peu de paroles,
Qui voit défiler tant de vérité,
Que pour lui le mot n'est plus qu'un symbole.

À ma droite, la voix de la raison,
Tente de nous faire croire que nous valons bien mieux.
À ma gauche, un sauveur sans rédemption,
Se demande comment faire pour ne pas enfoncer le pieu.

Autour, les corbeaux et leurs repas se tiennent avachis,
Leurs orbites creuses tournées vers l'hôtel.
À les voir on devine vite l'échafaud bien vieilli
Qu'à construit la peur et la prudence passionnelle.

Je me sent comme une pièce de viande
Dans un cimetière oublié que la vie achalande.
Et je prie à genou pour que le verdict tremble,
JE prie pour que mon Dieu ne soit pas ces méandres.

J'aimerais vomir tous ces fidèles,
Qui acquiescent de leur silence.
Libère le coupable et mettent en doute l'innocence...

J'aimerais fuir ce temple de rêves massacrés,
Mais frisonne sous leurs regards, à sa simple idée,
Mon cœur tremble et se tait... par peur des condamnés!



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MessageSujet: Re: On s'amuse avec sa main, mais pas dans Farscape.   Dim 27 Mar - 22:35

Bravo Adamdouille, très beau poème. J'espère que le miens saura être tout aussi glauque pour reprendre le terme de Varlan.

I'm fucking sad that life goes out of track,
Anything couldn't be worse than uncontrolled directionnalities,
A murder of personnality to all men whose on their knees,
Annihilation of today's light of darkness, what's so senseless,
Break me, all of that is so unfair,
But even good wasn't fair,
Shame of incompresion put black marks all across the board,

L'ivresse, le temps d'un compromis,
Chaques mots, la tentative de trouver un sens à nos vie,
Et chaque sentence pour déterminer le sens ou le but de la mort,
J'accepte la déchéance qui m'incombe,
Pour finir par la refuser,
Passer par ce chemin pour combattre maintes fois qui je suis,
Sans jamais vaincre et toujours, dans le soupir... m'avouer vaincu...
Perdre la face devant chaque prophéties.
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MessageSujet: Re: On s'amuse avec sa main, mais pas dans Farscape.   Lun 28 Mar - 11:35

Merci les mecs. Je ne savais pas qu'un texte écris en une heure alors que je venais de me lever allait faire une telle impression.

J'en ai marre

Une gorgée de plus.
Alors que mes yeux parcourent la surface
De ce lieu miteux, toutes les faces
Que j'ai appris à connaître me semblaient
Insipides, voire dénuées d'intérêt.
Les rires, les chants, les cris et les pleurs semblaient faire
Sur moi un effet qui me semblait bien amer.

Une gorgée de plus.
Mon regard se fixe sur la demoiselle
Qui, au lieu d'être sage, était belle.
Cet attrait, qui m'avait fait m'asseoir près
D'elle me révulsait maintenant, alors que je pensais
Qu'une beauté sans sagesse ne se baisait même pas :
Qu'à l'entendre parler on ne s'intéresse pas.

Là, j'en ai marre.
Je m'en vais au fond du bar, ouvrant
La porte de la salle de bains, prenant
Mon temps pour me vider de cette soirée
En même temps que ce que j'avais à pisser.

Quelques petits sous de plus.
L'avenir, tortionnaire avisé, sait faire
Tourner en bourrique ceux qui ne font que se taire
Devant le bonheur, pensant l'avoir plus tard, et
Espérant ne plus avoir jamais à se souvenir du passé.
Alors, la banque devant moi se présente, salvatrice
De cet espoir perdu d'aller un jour à Nice.

Quelques petits sous de plus.
Vingt ans peut-être sont passés dans ce compte
Au rythme des chances et des coups dur, de la honte
De n'avoir pas su au bon moment retirer mes œufs du panier
De l'épargne facile et du bonheur emprunté
Et d'avoir sacrifié ma vie, mes amis, mes amours
À penser que, plus tard, ils me tourneraient autour.

Là, j'en ai marre.
Je vais voir mon placier, lui intimant
De retirer de ma confiance tous les brigands
Qui m'ont dis que le présent n'était là que pour
L'avenir. Je vis au jour le jour.

Quelques années de plus.
Voleur, passeur, assassin, mémoricien :
On a fait du temps l'éternel changelin
Qui s'attire les foudres des mortels qui, sachant
Leur heure proche, s'en plaignent un peu trop durement.
Moi, que les années doucement sculptent, j'ai passé
Du visage avenant au visage ridé.

Quelques années de plus.
Vu mon apparence, encore belle mais blême,
On me dit que ma place est parmi ceux qui aiment
Et qui, n'ayant plus les énergies et les secousses d'antan
Passent la fin de leur vie quelque part, se berçant
Dans le calme de leur âge, de leur santé, de leurs os
Qui, loin d'être cassés, ne peuvent en faire trop.

Là, j'en ai marre.
Je prends ses jambes qui en ont encore à faire
Et je rabrouerai bien qui veulent me faire taire.
J'ai encore à faire et pardieu! Si je ne lâche,
Je saurai bien faire au monde encore une tâche.
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Varlan
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MessageSujet: Re: On s'amuse avec sa main, mais pas dans Farscape.   Mar 29 Mar - 13:10

Aile Terminale...

De quoi encore a besoin le monde?
De quoi manque encore le fils de l'homme?
Que possède-t'il qui ne le rende immonde...
Que fait-il à part, à jamais, être un môme.

C'est peut-être une question de point de vue.
Celui où je suis né n'est pas très bon.
C'est un pays si haut qu'on l'as dans l'cul,
Au moral si bas à force de se croire profonds.

D'ici, les gens croient souvent qu'il n'ont besoin de personne.
L'idée du cash, y paraît, est toujours bonne.
Moi j'aimerais bien, mais l'argent : il en faut pour en faire...
En Amérique, je sais bien, naître sans c'est l'enfer...

L'argent c'est comme l'avenir, c'est ailleurs.
C'est Einstein qui comparait le temps à l'espace,
Un luxe qui ne s'est pas pris sur le meilleur,
Encore faut-il que dans ta main y'ait brelan d'as.

Alors on apprends, mais plus de nos erreurs.
La connaissance c'est un papier qui ne donne qu'une chance,
On fait avec celle qu'on nous donne : la peur,
Alors on bluff, chaque jours un peu plus, ce seras notre heure.

Naître n'est plus une fête, c'est la loto.
X milliards de perdants pour deux gagnants,
Suffit qu'on rêve pour qu'on demande trop.
Comme prix de consolation : 1.5 enfant.

Mon pays est malade et il crie dans l'aile terminale,
Mais même le cerveau mort et les poumons noirs,
Ça fait encore mal, le sang désinfecte, mais on se rappelle.
On se souvient la cassette audio et ses contes d'espoir.

Faire son temps, c'est long, surtout tout seul.
Quand on refuse la médication, on voit trop ;
La lumière fait mal aux yeux en reflet du linceul,
Que nous projette chaque jour télé et radio.

Et moi je m'accroche aux cartes de bons rétablissement
Comme une bouée de sauvetage au milieu de l'océan.
Si j'ai de la chance, j'irai mieux ailleurs...
De toute façon, il paraît tout le monde en meurt.

_________________
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MessageSujet: Re: On s'amuse avec sa main, mais pas dans Farscape.   Ven 22 Avr - 22:06

Rêve éveillé

"Je sais que je dors.

Cette impression, maintes fois répétée, ne s'est jamais totalement enfuie de mon être. Toujours un mot de trop, un geste nuageux, une conséquence imprévue ou une irrégularité me met sur la voie. Je peux l'oublier, bien sûr, quelques instants, quelques mois/ mais qu'est-ce qu'un mois dans un rêve? Je l'oublie déjà. Comme si, par un coup du destin incroyable, j'avais vraiment quelqu'un à qui adresser ces sentiments. C'est ridicule. La vie n'est pas si clémente, je le sais.

C'est drôle, j'ai souvent chaud, même en automne. Selon moi, c'est à cause de la présence d'un être cher près de mon lit, symbole rassurant de ma quiétude. Dans mon rêve, je passe devant plein de gens qui frissonnent au moindre coup de vent. Ça doit avoir une signification quelconque. Je vais aller voir, si je me rappelle en m'éveillant. Et c'est ça tout le hic.
Je ne peux pas me réveiller.

J'essaie les trucs classiques, bien sûr. Je me pince, me tape, m'asperge d'eau. Mais que valent toutes les claques, les pincements et les trempages, s'ils sont oniriques? J'ai voulu me jeter en bas d'une falaise, une fois. J'ai eu trop peur. C'est stupide, je sais, puisque je rêve. Je ne pourrais pas me blesser. Mais j'ai entendu qu'une personne ne se réveillant pas après une haute chute dans un rêve peut bien ne jamais se réveiller. Mourir, en quelque sorte. J'ai pensé à me jeter devant les roues d'une voiture, mais cette fois-ci, c'est la peur de gâcher la fin de ce rêve qui m'a retenu. Vous y croyez, vous, à une fin aussi naze? Il vécut heureux et finit par se jeter entre les roues d'un autobus. Fin.

Quel navet.

Me jeter du haut d'un building, bien sûr. Ça, ça pourrait le faire. C'est comme une falaise et, en plus, il y a des automobiles plus bas. Mais comme par hasard, je rêve en campagne. Et de toute façon, ça fais longtemps (que veux dire le temps dans un rêve?) que j'ai abandonné le projet de mourir. Trop d'ennuis avec l'après. Je me réveillerais avec l'envie soudaine d'aller voir un psy pour savoir si je n'ai pas d'idées suicidaires. J'ai décidé de laisser le rêve comme il était, de le laisser finir comme ça lui chante.

À force de l'habitude, cependant, j'ai constaté un fait pour le moins troublant. Et si je me réveillais, comment est-ce que je me réveillerais? J'ai beau me creuser la tête, plus moyen de me souvenir de ce que j'étais, éveillé. Rien ne me reste, à part la certitude que j'ai bel et bien été réveillé avant de dormir. Je ne sais plus quoi faire. Des conseils?"

Le psychologue considérait son patient d'un œil attentif. Pour une fois depuis longtemps, de la compréhension transparaissait dans son non-verbal. Il se sentait lié à cet homme, malgré le fait qu'il ne l'ai jamais vu avant aujourd'hui. Il referma son carnet et se leva pour lui faire face, alors que son interlocuteur s'exécutait de même façon.

"Aucun conseil, dit le thérapeute. Ça fait plus de 50 ans que je cherche la réponse à ce problème."

Il s'avança, tendit la main et rabaissa son miroir. Il respira un grand coup, ouvrit la porte de son cabinet de toilette, partit la chasse d'eau et sortit prendre son café matinal. À son âge, il état encore heureux de pouvoir marcher. 89 ans de rêve, ça a beau être relatif, c'est un sacré paquet de temps quand on est endormi.

Il sortit prendre son courrier. Sa porte produisait toujours ce petit bruit de carillon qui lui faisait tant plaisir. Une marche, deux marches, trois marches, sol. Toujours pareil. Il s'en était assuré depuis longtemps. Sa véranda était une des rares constantes de son monde. Sa boîte aux lettres, aussi. Bien qu'il n'ait jamais réussi à surprendre l'entité qui pouvait bien vouloir déranger le calme de cet habitacle, il recevait invariablement trois lettres à tous les jours et ce, depuis 31 ans. En fait, il y a 31 ans, il a commencé à faire le calcul, alors il ne peux pas savoir pour l'espace de temps avant. Ce n'est pas grave. Il n'ouvrait jamais les lettres, de toute façon. Il finissait toujours par les jeter dans le feu de son foyer, quand l'hiver de son subconscient faisait ressentir sa présence. Pour l'instant, il faisait beau, donc il les empilait dans un tas désordonné dans son garde-robe. Une même personne figurait dans la section de l'expéditeur. Toujours.

Doute. Maxime Doute. Son propre nom, Maxime Conviction, lui faisait voir l'ironie de la situation à chaque fois qu'il y réfléchissait. Conviction, de toute façon, ce n'était pas un nom de famille qui avait du sens. Doute non plus, d'ailleurs.

De toute façon, dans un rêve, qui en a quelque chose à foutre des noms de famille?

Il alla prendre le métro. Pas qu'il ait quelque part où aller, il lui suffisait seulement de combler un peu de son temps libre en observant un spectacle de coordination inégalé. Aucun acrobate, aucun clown ni aucun contorsionniste ne pouvait combiner l'adresse, le comique et les situations encombrantes telles qu'elles sont dans un métro, lieu de l'effervescence constante, pouls de la ville du rêve. Ici, des milliers d'artistes présentaient la plus grande chorégraphie du monde pour un seul spectateur, Maxime Conviction. D'ordinaire, il ne quittait le train que pour la pause du midi. Ensuite, il mangeait, faisait une promenade jusque chez lui, s'asseyait devant son globe terrestre et s'amusait à essayer de le réparé, conscient que 29 ans s'étaient écoulés depuis la dernière fois où le bidule avait tourné, avec un petit grincement qui le rendait si spécial. Ensuite, il dormait.

Mais cette journée-là, il décida de faire autre chose que de réparer le globe. Il prit le téléphone, et tapa un numéro qu'il ne connaissait pas la sonnerie retentit. Encore. Une autre fois.

-clic- "Oui allo?
- Bonjour, jeune fille. Pouvez-vous me passer quelqu'un?
- Pardon?
- Quelqu'un, oui. Vous savez, il y en a bien un ici comme ailleurs. Par contre, il n'y en a toujours qu'un.
- Euh... d'accord. Vous voulez quelqu'un en particulier?
- Non, pas besoin de privé quand on converse avec quelqu'un.
- Qui êtes-vous? Comment avez-vous reçu mon numéro?
- Notre téléphone est composé d'une multitude de boutons, donc d'un multiple choix de combinaisons. Par contre, quand on connais les premiers chiffres, le nombre de combinaisons peut diminuer à un rythme exponentiel. Mais disons pour l'instant que c'est le hasard qui a poussé mon appel.
- Vous n'avez pas répondu à la première question.
- C'est parce qu'il n'y a pas de réponse, justement.
-...
- Quelque chose qui ne va pas?
- Que voulez-vous?
- Parler avec quelqu'un. Merci, mademoiselle. Au revoir."

Il était étrangement satisfait de son coup de fil. Pourtant, cette conversation ne lui avait pas apporté grand chose. Malgré tout, il ressentait un sentiment d'accomplissement dans tout son être. C'était peut-être la voix à l'autre bout du combiné qui lui donnait ce sentiment là. Dans tous les cas, il comptait bien la rappeler. Elle avait l'air sympathique.

Il dormit bien, cette nuit-là.

Le lendemain, il ne se rendit pas aux toilettes. Il n'avait envie que lorsqu'il le voulait bien. C'était un des grand avantages d'être dans un rêve. Il descendit et repris sa routine. Une marche, deux marches, trois marches, sol. Vingt pas avant la boîte aux lettres. Ouverture, trois lettres. Maximilien Doute. Il posa les lettres sur la table, bien alignées, puis il décrocha le combiné. Il avait trouvé la solution en double-rêvant, la nuit passée.

-clic- "Oui allo?
- Bonjour mademoiselle. Voulez-vous me dire quelle lettre je dois ouvrir?
- Quoi? Attendez/
- Dites-vous que c'est une question d'éveil. Vous saisissez l'importance?
- Écoutez, je/
- Un, deux, trois ou sol?
- Quoi?
- C'est bien, j'avais besoin de ce sentiment." -clic-

Il y avait une lettre sur la table. Il l'ouvrit et découvrit son contenu.

OUVRE LES YEUX

C'était si simple qu'il n'y avait pas pensé.

Éric se réveilla tranquillement, mais il prit la peine de se redresser et de prendre un verre d'eau. Demain, c'était sa graduation, et il fallait qu'il soit en pleine forme. Déjà, s'il se réveillait comme ça seulement au milieu de la nuit, c'était pas gagné. Sa compagne de vie, Jessica, marmonnait en se frottant les yeux.

- Qu'est-ce qu'il y a, chéri?
- Rien, je me suis juste réveillé. C'est tout.
- Tu as retenu ton rêve, au moins?
- Pourquoi je ferais ça?
- Je sais, pas, pour décoder les signes.

Éric ricana et se recoucha.

- Comme si ça pouvait avoir de l'importance.
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